L’AUSTRALIE ASPHYXIE LA ZONE PACIFIQUE SUD

En Australie, la sécheresse consécutive à un hiver sans pluie a participé à la multiplication de feux en zones semi-arides et plus inquiétant encore, en zone tempérée, normalement préservée car humide. Le gouvernement conservateur australien dans son approche très Thatchérienne n’a de cesse de vouer un modèle économique qui repose sur une production énergétique à base de charbon. Cette ressource naturelle est une manne pour l’Australie, laquelle logiquement se dédouane de toute limitation de ses émissions de CO².

A noter qu’un Australien émet 4x fois plus de CO² qu’un Français.

Des climato-sceptiques faces aux flammes

Les écologistes australiens sont très mal perçus par l’opinion publique, tenus pour responsables de la propagation des nombreux départs de feux de broussailles, qu’ils ont voulu préserver pour protéger la biodiversité. Si les images de ces incendies diffusées par les médias choquent l’opinion mondiale, elles raniment également les fondamentalistes climato-sceptiques. Par défi, par ignorance, ou par simple peur primale, les réactions moyenâgeuses des climato-sceptiques ont bon train. Un paradoxe surprenant vu l’étendue du désastre écologique engendré par les gigantesques et multiples incendies.

Sources : Le Monde 12 Janvier 2020


Si les images de personnes paniquées, fuyant le feu qui ravage leurs habitations (+1500 habitations détruites à ce jour) emportent la compassion, la perception pour les kangourous égarés dans les villes avec d’autres animaux touchés par les incendies, ayant perdu leur habitat et leurs ressources vitales, est beaucoup plus nuancée.

Les incendies en Australie sont une catastrophe écologique pour toute la zone pacifique sud :

Biodiversité

30 espèces menacées, dont les emblématiques Kangourous, Koalas et Cacatoès, +900 millions d’animaux, de mammifères et même de volatiles, sont morts asphyxiés et brûles vifs. La flore n’est pas en reste, quant aux 10 millions d’hectares d’arbres incendiés (16% de la surface de la France), ils ont largué +300 millions tonnes de CO² dans l’atmosphère.

Santé publique

L’impact sanitaire de la catastrophe australienne pourra être mesuré à posteriori. A l’instar d’autres catastrophes écologiques, comme celle de Lubrizol en France certes mille fois plus modeste, l’état de santé des personnes exposées à des émissions de particules fines potentiellement cancérigènes, dioxines et oxydes de carbone notamment, se dégradera bien plus rapidement qu’il aurait dû l’être « normalement » à moyen-terme.

Ces émissions entraineront des maladies respiratoires ; allergies, asthme jusqu’à la détresse respiratoire, et le cancer des poumons, et également des maladies cardio-vasculaires graves et fatales ; infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral.

Outre ces aspects alarmants pour la santé publique, et la biodiversité, il convient d’indiquer que cette catastrophe australienne est à l’aune d’une catastrophe planétaire.

Une dégradation de toute la planète

Si rien n’est fait pour modifier de façon drastique, radicale, nos modes de fonctionnement et l’utilisation effrénée de nos ressources, c’est toute la planète qui va se dégrader à moyen-terme.

En effet, chaque année, les humains prennent  x1,5 fois les ressources naturelles que peut produire notre Terre.

Les seuils de températures s’élèvent, même s’il est raisonnable de les mesurer d’un pas de 50 ans pour une analyse scientifique rigoureuse..

Les incendies (non criminels) du sud-est de la France, récurrents depuis des dizaines d’années, ont tendance à se multiplier et se déclencher plus tôt et sévir plus longtemps, comme en Australie.

D’ici 20 ans, au rythme où la planète se dégrade actuellement, les prévisionnistes de Météo France tablent sur des incendies comparables à ceux du sud-est de la France qui se multiplieront au cœur de la France (Régions Centre-Pays de Loire) tandis que le sud-est s’embrasera comme en Australie.

Si les politiques restent fondamentalement climato-sceptiques, les entreprises comprendront petit à petit où iront leur intérêt, d’autant mieux si le grand-public agit pour sauver notre belle planète bleue.

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4 réflexions au sujet de “L’AUSTRALIE ASPHYXIE LA ZONE PACIFIQUE SUD”

  1. On est vraiment tous concernés de près ou de loin par ce qui se passe en Australie ! Il faisait 16 degrés hier pour un 16 janvier, les étés sont de plus en plus chauds, et les rejets de CO2 contribuent largement au réchauffement climatique… Espérons qu’il y ait une rapide prise de conscience de TOUS !

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  2. On a tendance à penser que parce que c’est sur une île très lointaine cela ne peut pas nous arriver mais lorsque l’on habite le sud-est de la France on voit bien que les feux et les inondations sont de plus en plus fréquents et qu’il y a bien un dérèglement climatique ! Les Australiens devraient avoir plus de soutien de leurs dirigeants…. et nous il faut vraiment prendre conscience des enjeux pour notre avenir et celui de nos enfants ! ça urge !

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